CONTACT US


CANNIBALIST MANIFESTO


When God’s death was announced, he brought man along in his downfall to oblivion.
Our entrails, the brain’s chemistry – our whole complex entity ending up in ashes inside a procelain funeral urn.

It’s essential to return to the holy sense, although expurged from nauseant incense.
We are inexorably drawn towards a world where man will reshape himself through robotics and genetic engineering, where bodies shall keep fit and young
thanks to cloning.

“Man created God in his image”.

There will be two schools of scientists, eugenists and Frankenstein doctors.
It seems more enlighting to go after a being whose limbs and organs’ schematics
can be shaken up, all done with the thirst for truth, of real appearance, as well as our deepest desires.

What’s left of a body once its head, hands and feets are shorn off? Is it still human,
this impersonal corpse? Aren’t “monsters” bringing us back as close as possible
to our condition, whereas the current dictature of over-exposed beauty creates neurotic gluttonous desires.

Thus, we should not wait for revelation but search for it intensely, through drawing, painting, sculpture, video, and gather those men and women who are trying to dissect human being beyond visible anatomy.

Charles Lacorne, July, 20th 2009
Thanx to Nancy Farrell for her great help on translation.
MANIFESTE DU CANNIBALISME


Quand la mort de Dieu fut annoncée, il entraîna l’homme dans sa chute vers le néant.
Nos entrailles, la chimie du cerveau, toute cette complexité pensante pour finir
en cendres dans une urne en porcelaine.

Il faut retrouver le sens du sacré, mais un sacré délivré de tout ses encens nauséabonds. Nous allons inexorablement vers un monde où l’homme se tranformera
par la robotique et le génie génétique, où les corps seront toujours jeunes et sains grâce au clonage.

“L’homme créa Dieu à son image”.

Il y aura deux écoles de généticiens, les eugénistes et les docteurs Frankeinstein.
Il semble plus éclairant de poursuivre un être dont l’agencement des membres
et des organes peut être bouleversé, dans une soif de vérité sur notre apparence réelle, et nos désirs les plus profonds.

Que reste-t’il d’un corps une fois sa tête, ses mains et ses pieds arrachés ? Est-il toujours humain, ce gisant dépersonnalisé ? Les “monstres” ne nous ramènent-ils pas au plus proche de notre condition, quand la dictature en cours de la beauté
sur-exposée provoque un désir de goinfrerie névrotique.

Ainsi, il ne faut pas attendre la révélation mais la rechercher ardamment, par le dessin, la peinture, la sculpture, la vidéo, et rassembler les hommes et les femmes dont la démarche consiste à disséquer l’être humain par delà son anatomie apparente.

Charles Lacorne le 28 Juillet 2009
©2009-2010 cannibalart.com - all rights reserved | mobile interactive agency | open directory